La détention de Alain-Claude Bilie-By-Nze suscite une vive controverse au Gabon. Dans une déclaration ferme, Aimé Mapangou a affirmé que l’ancien chef du gouvernement est détenu au secret, dénonçant une violation des droits de la défense. « À ce jour, ni sa famille ni ses conseils n’ont pu le rencontrer », a-t-il déclaré, pointant une situation qu’il juge préoccupante au regard des principes judiciaires.
De son côté, la présidence gabonaise, par la voix de son porte-parole Téophane Nzame Nze Biyoghe, a pris ses distances avec le dossier. « Ce n’est pas le sujet de la présidence de la République », a-t-il indiqué, précisant qu’il s’agit d’une affaire relevant exclusivement de la justice. Il a toutefois insisté sur l’importance d’une bonne administration judiciaire, sans commenter davantage la procédure en cours.

Au cœur de l’affaire, une plainte liée à une dette de cinq millions de francs CFA remontant à 2008. Selon la plaignante, cette somme avait été remise à Bilie-By-Nze pour l’organisation d’un événement culturel national, sans jamais être remboursée. Pour l’opposition, cette affaire judiciaire cache en réalité une motivation politique. Aimé Mapangou estime que l’activation tardive de ce dossier, près de deux décennies plus tard, interroge sur ses véritables objectifs. Le parti Ensemble pour le Gabon réclame ainsi la libération immédiate de son président, soutenant que cette dette relèverait de la responsabilité de l’État et non de l’individu.
La Rédaction


