ONU : Macky Sall expose sa vision et relance la course au secrétariat général

L’ancien chef d’État du Sénégal, Macky Sall, a clôturé les auditions des candidats au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, affichant une ambition claire : restaurer la confiance dans un monde en crise. « Dans un monde fracturé comme jamais, nous devons rétablir la confiance et avoir la volonté d’agir », a-t-il déclaré, plaidant pour une gouvernance mondiale plus solidaire. Lors de cette audition, il a abordé un large éventail de sujets, allant de la réforme du Conseil de sécurité aux changements climatiques, en passant par les conflits au Soudan, au Moyen-Orient et entre la Russie et l’Ukraine, ainsi que les enjeux liés à l’intelligence artificielle et aux droits humains.

Se présentant comme un défenseur du multilatéralisme, Macky Sall a insisté sur la nécessité d’une coopération internationale renforcée face à des crises qu’il qualifie de « systémiques ». Il a également mis en avant une approche basée sur le dialogue, l’écoute et la concertation, se positionnant comme un « bâtisseur de ponts » capable de rapprocher les nations. Sa vision s’inscrit dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes et des défis globaux nécessitant, selon lui, une réponse collective.

Toutefois, la candidature de Macky Sall est loin de faire l’unanimité. Elle est fragilisée par l’absence de soutien officiel du Sénégal et par des divisions au sein de l’Union africaine, où son dossier a été porté par le président burundais Évariste Ndayishimiye. Par ailleurs, son bilan à la tête du Sénégal est critiqué par les autorités actuelles, dirigées par Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, qui évoquent notamment la gestion des manifestations entre 2021 et 2024 et la question de la dette publique.

Face à lui, plusieurs figures internationales sont également en lice, dont Michelle Bachelet, Rafael Grossi et Rebeca Grynspan. Le processus de sélection, qui passera d’abord par le Conseil de sécurité avant un vote final de l’Assemblée générale, s’annonce long et incertain. L’actuel secrétaire général, Antonio Guterres, reste en fonction jusqu’à la désignation de son successeur, attendue dans les prochains mois.

Rewil Bolio

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