Dunia Kilanga, secrétaire national chargé de la mobilisation et de la propagande du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) et directeur de l’école du parti, a été transféré dans la nuit du 13 avril à la prison militaire de Ndolo, selon des sources concordantes.
Ce transfèrement intervient après près de trois mois de détention au sein du Conseil national de Cyberdéfense, où il était retenu depuis le 30 décembre 2025. Aucune communication officielle n’a, à ce stade, précisé les circonstances de ce transfert ni les charges retenues contre lui.
Cette évolution suscite des interrogations dans les milieux politiques, notamment au sein du PPRD, où l’on s’interroge sur la régularité de la procédure. Des sources proches du dossier évoquent la poursuite de l’instruction dans un cadre carcéral formel. Le transfert à la prison de Ndolo, souvent réservée aux détenus en attente de jugement ou impliqués dans des dossiers sensibles à la sûreté de l’État, pourrait marquer un tournant dans cette affaire suivie de près par l’opinion publique.
Par ailleurs, trois autres cadres du PPRD demeurent détenus dans les locaux du CNC. Il s’agit de Aubin Minaku, vice-président du parti (depuis le 18 janvier 2026), de Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent (depuis le 16 décembre 2025), ainsi que d’Onasis Kavul.
Il convient également de rappeler que Parole Kamizelo, dit « Maîtrisable », avait lui aussi été détenu pendant plusieurs semaines dans les locaux du CNC avant d’être transféré à la Prison centrale de Makala, où il purge une peine après sa condamnation pour outrage au chef de l’État, ainsi que pour d’autres charges retenues contre lui.
En attendant une communication officielle des autorités compétentes, les appels à la transparence et au respect des droits de la défense continuent de se multiplier, dans un contexte où les procédures judiciaires alimentent le débat public en République démocratique du Congo.
David Batamana


