Les autorités du AFC/M23 ont annoncé la suspension du transport des passagers entre les villes de Goma et Butembo à partir de ce samedi 23 mai 2026, dans le cadre des mesures préventives renforcées contre l’épidémie d’Ebola, souche Bundibugyo.
La décision a été rendue publique vendredi 22 mai à travers un communiqué du Gouvernorat du Nord-Kivu placé sous administration de l’AFC/M23.
Selon les autorités, tous les transports de personnes assurés par bus et taxis interurbains communément appelés « Leo Leo » entre Goma et Butembo sont suspendus jusqu’à nouvel ordre afin de limiter les risques de propagation du virus entre les deux centres urbains.
En revanche, le transport des marchandises, notamment les biens de consommation, les vivres et les produits non alimentaires, reste autorisé. Les autorités précisent toutefois que seuls le chauffeur et son aide seront désormais admis à bord des véhicules assurant ces trajets commerciaux.
Cette nouvelle restriction intervient dans un contexte déjà marqué par l’isolement progressif de la ville de Goma. L’aéroport international de Goma demeure fermé depuis plus d’une année, tandis que plusieurs banques n’ont toujours pas repris leurs activités dans la ville.
Jusqu’ici, de nombreux habitants utilisaient l’axe routier Goma–Butembo–Beni pour rejoindre d’autres provinces ou accéder à certains services. D’autres passaient par le Rwanda et l’Ouganda voisins via l’axe Goma–Gisenyi–Ouganda. Cependant, ces options se réduisent davantage après les récentes mesures de restriction adoptées par plusieurs pays de la région dans le cadre de la lutte contre Ebola.
Le communiqué indique également que le maire de Goma ainsi que les administrateurs des territoires concernés ont été instruits de veiller à l’application stricte de cette mesure dès son entrée en vigueur.
Les autorités de l’AFC/M23 appellent enfin la population au calme, à la compréhension et au respect des dispositions sanitaires mises en place, estimant qu’elles sont nécessaires pour protéger la population et prévenir une aggravation de la situation épidémiologique dans la région.
David Batamana


