La question du retour des militaires détenus par l’AFC/M23 continue de susciter tensions et interrogations. Saisi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est dit prêt à accompagner le processus, après plusieurs semaines de pressions et d’accusations entre le mouvement rebelle et Kinshasa. L’AFC/M23 accuse la RDC de refuser la reprise de ses militaires, tandis que les autorités congolaises restent sceptiques sur les intentions du groupe.
Certains officiels évoquent même le risque d’une stratégie d’infiltration. « Pourquoi insistent-ils ? Agissent-ils de bonne foi ou ont-ils un agenda caché ? », s’interroge un proche du président Félix Tshisekedi. D’autres responsables, plus prudents, rappellent que ces militaires sont des prisonniers de guerre et que la question est sur la table depuis près de six mois. La priorité reste de respecter les procédures et de sécuriser le retour des soldats.
Selon des sources diplomatiques, une réunion sous médiation qatarienne pourrait trancher la question dans moins de dix jours. En attendant, les militaires restent sous la responsabilité de l’AFC/M23, dont beaucoup refusent de réintégrer la branche combattante et représentent une charge logistique pour le mouvement, notamment pour leur alimentation. Les contraintes financières pourraient également ralentir l’exécution du processus, même en cas d’accord.
Kerene Bausa Mbo


