Face à la recrudescence des traversées illégales et des activités illicites sur le fleuve Congo, la République démocratique du Congo et la République du Congo ont décidé de durcir leur coopération sécuritaire aux frontières.
Réunis le vendredi 3 avril à Kinshasa, les ministres de la Défense des deux pays ont engagé des discussions axées sur le contrôle des flux transfrontaliers, avec une priorité accordée à la sécurisation des axes fluviaux et terrestres. D’un côté, Guy Kabombo Muadiamvita, de l’autre, Charles Richard Mondjo, ont affiché une volonté commune de répondre à des menaces partagées.
Au cœur des échanges : la lutte contre les traversées frauduleuses, devenues fréquentes entre Kinshasa et Brazzaville, deux capitales parmi les plus proches au monde. Cette porosité des frontières favorise non seulement la circulation incontrôlée des personnes, mais aussi diverses formes de trafics.
Selon une communication du ministère de la Défense de la RDC, relayée sur le réseau X, les deux parties entendent renforcer les mécanismes de surveillance et de coordination pour mieux encadrer ces mouvements.
Au-delà de l’aspect sécuritaire immédiat, cette initiative traduit une volonté plus large d’harmoniser les stratégies militaires dans une sous-région confrontée à des défis complexes. Des séances de travail impliquant des experts sectoriels sont annoncées afin d’approfondir le partage d’expériences et de définir des réponses concertées.
Dans cette dynamique, un atelier conjoint réunissant des spécialistes des deux pays est prévu, dans la continuité des travaux amorcés en février dernier à Brazzaville. Objectif : poser les bases d’un cadre de coopération plus structuré et durable entre les deux États.
Ce rapprochement sécuritaire illustre ainsi une prise de conscience commune : face aux enjeux transfrontaliers, la réponse ne peut être qu’coordonnée.
Ephraim Muyaya


