Dix ans après sa disparition, Papa Wemba continue de marquer les mémoires au-delà des frontières congolaises. À Abidjan, une rue du quartier Anoumabo, dans la commune de Marcory, porte désormais le nom du « roi de la rumba congolaise ». La cérémonie de baptême, organisée le jeudi 24 avril, coïncidait avec le dixième anniversaire de sa disparition, survenue dans cette même ville en 2016.
Plusieurs personnalités ont pris part à cet hommage officiel, notamment la ministre ivoirienne du Portefeuille d’État, Mariatou Koné, l’ambassadeur de la République démocratique du Congo en Côte d’Ivoire, Gilbert Naiya Nabina, ainsi que le maire de Marcory, Aby Raoul. À cette occasion, l’artiste a également été élevé, à titre posthume, au rang de citoyen d’honneur et de commandeur de l’ordre du mérite communal.
Initiée par le commissariat général du Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo (FEMUA), en collaboration avec la mairie de Marcory, cette reconnaissance s’inscrit dans une volonté de perpétuer l’héritage culturel de l’icône congolaise. L’événement s’est achevé par une série de concerts de rumba, organisés dans ce quartier emblématique où Papa Wemba avait livré sa dernière prestation le 24 avril 2016.
Au-delà de l’hommage, cette initiative consacre l’influence durable de Papa Wemba sur la scène musicale africaine et témoigne de l’attachement des publics ivoiriens à une légende dont la voix continue de résonner à travers le continent.
Rewil Bolio


