L’opposant congolais Martin Fayulu a dressé un réquisitoire sévère contre le processus électoral en République démocratique du Congo, évoquant une succession d’irrégularités depuis 2006. Dans une déclaration récente, il a estimé que si le premier tour de la présidentielle de 2006 avait été « relativement correct », le second tour aurait été entaché de fraudes.
Poursuivant son analyse, Martin Fayulu a remis en cause les scrutins de 2011 et 2018, affirmant que les résultats proclamés ne reflétaient pas, selon lui, le choix réel des électeurs. Il a également qualifié les élections de 2023 de « simulacre », dénonçant un processus qu’il juge dépourvu de crédibilité.
Au-delà des enjeux électoraux, l’opposant a élargi son propos à la situation globale du pays, évoquant un « complot » ayant fragilisé l’État de l’intérieur. Il a décrit une gouvernance en difficulté, estimant que la RDC fait face à une crise profonde caractérisée, selon lui, par des institutions affaiblies et des défis sécuritaires persistants.
Martin Fayulu a notamment pointé la situation dans l’est du pays, évoquant la présence de forces étrangères, en particulier du Rwanda et de l’Ouganda, qu’il considère comme l’une des causes externes de la crise actuelle. Il a également déploré l’état des capacités de défense nationale, qu’il juge insuffisantes face aux défis sécuritaires.
Face à ce tableau préoccupant, l’opposant a plaidé pour l’organisation d’un dialogue national inclusif. Selon lui, une telle initiative permettrait de réunir les différentes forces politiques et sociales afin de trouver des solutions durables à la crise et de restaurer la confiance dans les institutions.
Ces prises de position interviennent dans un contexte politique et sécuritaire tendu, où les questions de gouvernance, de transparence électorale et de souveraineté nationale demeurent au cœur du débat public en République démocratique du Congo.
Kerene Bausa Mbo


