Le procès de plusieurs prévenus accusés de banditisme à main armée s’est ouvert mardi 7 avril 2026 devant le tribunal militaire de garnison de Kikwit, lors d’une audience exceptionnelle organisée dans une nouvelle salle récemment inaugurée.
Parmi les accusés figure Aaron Kikalula Kanda, présenté par le ministère public comme le chef d’un groupe armé opérant dans la commune de Kazamba. Il est notamment poursuivi pour terrorisme et pour avoir, selon l’accusation, orchestré des attaques contre des populations civiles.
D’après le parquet militaire, les faits reprochés remontent aux 1er et 30 mars 2026. Au cours de ces périodes, le présumé chef de bande et ses complices auraient mené des incursions en plein jour, accompagnées d’actes de pillage et de violences ayant causé des blessures à plusieurs habitants.
À l’ouverture de l’audience, le tribunal a procédé à l’identification des prévenus avant de renvoyer l’affaire pour la poursuite des débats, qui devront permettre d’établir les responsabilités individuelles dans ces actes.
Dans une démarche de proximité avec les populations affectées, une audience foraine est prévue ce mercredi 8 avril devant la maison communale de Kazamba. Plusieurs victimes, en majorité des personnes âgées, ont déjà assisté à cette première audience et se déclarent prêtes à témoigner.
Cette procédure judiciaire s’inscrit dans un contexte de lutte contre l’insécurité locale dans la région de République démocratique du Congo, avec pour objectif de rétablir l’ordre public et de renforcer la confiance des citoyens envers les institutions judiciaires.
Valodi Anyengbi (Stagiaire)


