Le général Muhoozi Kainerugaba, chef des forces armées ougandaises et fils du président Yoweri Kaguta Museveni, a provoqué une vive polémique après avoir publié, puis retiré, une série de messages accusant l’ambassade des États-Unis à Kampala d’ingérence politique.
Dans des publications diffusées sur les réseaux sociaux, le général Kainerugaba affirmait que la mission diplomatique américaine aurait aidé Bobi Wine, principal leader de l’opposition, à échapper aux autorités ougandaises à la suite des élections générales contestées de janvier 2026. Ces accusations ont rapidement suscité de fortes réactions, tant au niveau national qu’international.
Allant plus loin, le chef de l’armée ougandaise avait également annoncé la suspension de toute coopération militaire entre l’Ouganda et les États-Unis. Une telle décision aurait pu avoir des conséquences majeures sur les opérations conjointes en matière de sécurité régionale, notamment la lutte contre les groupes armés en Somalie, où les deux pays collaborent étroitement.
Cependant, quelques heures après la publication de ces messages, le général Kainerugaba est revenu sur ses déclarations. Il a supprimé l’ensemble des messages incriminés, reconnu avoir été mal informé et présenté des excuses publiques au gouvernement américain.
Dans une nouvelle communication, il a assuré que l’Ouganda souhaitait maintenir de bonnes relations avec les États-Unis et a précisé que la coopération militaire entre les deux pays se poursuivrait normalement.
Cet épisode illustre une nouvelle fois la sensibilité des relations diplomatiques dans un contexte post-électoral tendu en Ouganda, ainsi que l’impact immédiat que peuvent avoir les déclarations de hauts responsables sur la scène internationale.
LDC/DW


