Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé, lundi 27 avril, avoir abattu un drone ayant survolé plusieurs positions militaires dans les Hauts Plateaux du territoire de Fizi, une zone en proie à une insécurité persistante dans la province du Sud-Kivu.
Selon le porte-parole du secteur opérationnel Sud-Sud-Kivu, l’appareil a été repéré au-dessus de plusieurs lignes de front, notamment à Kimete, Rugezi, Point Zéro, Mikenge et Kalingi. L’armée affirme avoir procédé à son interception avant de le neutraliser, mettant fin à ce qu’elle considère comme une mission de reconnaissance visant ses positions.
D’après l’administrateur du territoire de Fizi, Sammy Kalonji Badibanga, il s’agit du deuxième drone abattu en l’espace de deux semaines dans cette partie du pays. Il précise que l’engin survolait la zone de Point Zéro dans le but de collecter des informations stratégiques avant d’éventuelles frappes. Les autorités militaires soutiennent que ce drone aurait été lancé depuis le Rwanda, une version corroborée par l’autorité territoriale.
Par ailleurs, Sammy Kalonji Badibanga a évoqué une précédente attaque attribuée à ces engins, qui aurait causé des pertes civiles dans le village de Point Zéro. Selon lui, plusieurs habitants auraient été tués lors de bombardements, avec un bilan provisoire évoqué d’une quarantaine de morts.
Malgré ces tensions, les autorités locales indiquent qu’un calme relatif a été observé dimanche 26 avril dans la zone. Cette situation illustre néanmoins la fragilité persistante du contexte sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo, où les incidents militaires continuent d’alimenter les inquiétudes des populations.
Ephraïm Muyaya


