Kinshasa : la RDC au cœur des enjeux climatiques et économiques lors de la Semaine française

Photo d'illustration

La République démocratique du Congo (RDC) s’impose comme un acteur clé dans la lutte contre le réchauffement climatique. C’est le message fort délivré mercredi à l’occasion du lancement de la 9ᵉ édition de la Semaine française à Kinshasa, en présence de nombreuses autorités et opérateurs économiques.

Prenant la parole, l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, a souligné le rôle stratégique du pays dans la préservation de l’environnement mondial. « La RDC est un acteur central face aux enjeux du réchauffement climatique, qu’il s’agisse de la protection, de la valorisation de la forêt du bassin du Congo ou encore de la transition énergétique », a-t-il déclaré.

Le diplomate a également insisté sur l’intérêt de la France, tant au niveau de ses institutions publiques que de ses entreprises, à accompagner des projets structurants en RDC. Parmi ceux-ci figurent le couloir vert Kivu-Kinshasa ainsi que le projet hydroélectrique d’Inga III, considérés comme essentiels pour le développement durable du pays. Il a par ailleurs évoqué la nécessité de soutenir l’augmentation de la production minière et la transformation locale des ressources, tout en reconnaissant les défis liés au climat des affaires. « Son amélioration reste une priorité », a-t-il précisé.

La Semaine française constitue, selon lui, une plateforme privilégiée pour favoriser les échanges directs entre acteurs économiques. Elle permet notamment aux entreprises françaises de mieux appréhender les réalités du marché congolais, encore insuffisamment connu malgré son potentiel considérable. Certaines sociétés sont déjà implantées de longue date, tandis que d’autres viennent explorer de nouvelles opportunités et nouer des partenariats locaux.

Rémi Maréchaux a réaffirmé l’ambition de la France de renforcer sa présence économique en RDC, jugée encore en deçà des potentialités existantes et des liens historiques entre les deux pays, notamment linguistiques. Il a également mis en avant le rôle de la diaspora, véritable trait d’union économique et culturel, désireuse de contribuer au développement du pays.

À ce jour, les entreprises françaises ont investi près de 8 milliards de dollars en RDC et emploient directement environ 5 000 personnes. Un niveau significatif, mais encore inférieur à celui observé dans d’autres pays africains.

L’édition 2026 de la Semaine française se distingue par la participation d’une délégation de 25 entreprises françaises, témoignant d’un intérêt croissant pour le marché congolais. Elle est également marquée par la présence de deux députés français, chargés de réfléchir aux futurs accords économiques entre la RDC et la France.

Cet événement confirme ainsi la volonté commune de renforcer les partenariats économiques et environnementaux, dans un contexte mondial où la RDC apparaît plus que jamais comme un acteur incontournable.

David Batamana

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