Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), à travers sa coordination de la diaspora, a publié un communiqué officiel exprimant une vive indignation face aux conditions de détention de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjalandjoko. Le document, rendu public mercredi, signé par la coordonnatrice Sandra Nkulu met également en cause les récentes déclarations de la ministre belge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt.
Selon le communiqué, le PPRD-Diaspora affirme avoir pris connaissance d’une lettre adressée par l’épouse de l’opposant, décrivant des conditions de détention jugées « humainement choquantes » et « juridiquement alarmantes ». Parmi les éléments évoqués figurent des restrictions strictes sur la remise de nourriture, l’absence d’intimité lors des visites familiales ainsi que des préoccupations liées à l’état de santé du détenu.
Le parti considère ces faits comme constitutifs d’un « traitement dégradant » et d’une « atteinte grave aux droits fondamentaux ». Il estime que cette situation dépasse le cadre d’une simple mesure sécuritaire pour s’inscrire dans une dynamique plus large de répression politique en République démocratique du Congo, sous la présidence de Félix Tshisekedi.

Le communiqué évoque également d’autres cas jugés préoccupants, notamment des arrestations ciblées, des poursuites judiciaires qualifiées de sélectives et plusieurs condamnations controversées. Des personnalités comme Joseph Kabila Kabange ou encore Emmanuel Ramazani Shadary sont citées comme exemples d’une justice perçue comme instrumentalisée.
Face à cette situation, le PPRD-Diaspora exige la libération immédiate d’Aubin Minaku ou, à défaut, une amélioration significative de ses conditions de détention. Le parti appelle également à la dissolution du Conseil national de coordination (CNC), accusé d’être au cœur du dispositif dénoncé.
Par ailleurs, le mouvement s’est montré critique envers les propos tenus récemment à Kinshasa par la ministre belge Anneleen Van Bossuyt, qui aurait adopté une position ferme sur la question migratoire. Le PPRD-Diaspora estime que ces déclarations ignorent les causes profondes de l’exil congolais, notamment les violations des droits humains et les tensions politiques internes.
« Les Congolais ne fuient pas leur pays par confort », souligne le communiqué, qui appelle les partenaires internationaux à s’attaquer aux racines de la crise plutôt qu’à ses conséquences.
En conclusion, la coordination du PPRD-Diaspora a réaffirmé sa solidarité avec Aubin Minaku, sa famille ainsi qu’avec l’ensemble des prisonniers politiques et exilés congolais. Elle appelle au respect des droits fondamentaux et à la restauration de l’État de droit en RDC.
La Rédaction


