Le ministre de la Réforme et des Relations avec les institutions, François Ndong Obiang, a procédé lundi à Libreville à l’ouverture d’un atelier consacré à l’état de la gouvernance en Afrique centrale. Cette rencontre, organisée du 20 au 21 avril 2026 par le Programme des Nations Unies pour le développement au Gabon, réunit experts, chercheurs et représentants institutionnels de la région.
Dans son allocution, le membre du gouvernement a souligné l’importance stratégique de ces assises dans un contexte où les États sont appelés à répondre efficacement aux attentes des populations. « Cet atelier suscite l’intérêt de tout le gouvernement, car il intervient à un moment où la réflexion et l’action doivent converger », a-t-il déclaré.
Selon François Ndong Obiang, les travaux devront aboutir à l’élaboration d’un document de référence « objectif, crédible et intégré », destiné à orienter les politiques publiques, appuyer les réformes et renforcer la confiance des citoyens envers leurs institutions.
Le ministre a par ailleurs annoncé plusieurs mesures visant à améliorer la gouvernance au Gabon, notamment l’activation prochaine de la mission de la Cour des comptes pour renforcer la transparence financière, ainsi que la création d’une Direction générale de la Promotion de la Bonne Gouvernance au sein de son ministère. Ces initiatives s’inscrivent dans la mise en œuvre des exigences de la nouvelle Constitution et visent à consolider une gouvernance « exemplaire ».
De son côté, la coordonnatrice résidente du système des Nations unies au Gabon, Fatou Aminata Lo Diop, a rappelé que l’Afrique centrale se trouve à un tournant décisif de son développement. Elle a insisté sur le rôle central de la gouvernance comme socle des politiques publiques, influençant notamment la paix, la cohésion sociale et la gestion des ressources naturelles.
S’adressant aux experts, elle a plaidé pour une approche innovante, axée sur l’identification des blocages structurels et des leviers concrets de transformation, afin de produire un outil d’aide à la décision pertinent pour les gouvernements, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé et la société civile.
Cet atelier marque ainsi le lancement du processus d’élaboration d’un rapport régional sur la gouvernance, qui concernera les pays membres d’Afrique centrale, notamment le Burundi, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, la République démocratique du Congo, la Guinée équatoriale, le Gabon, la République du Congo et São Tomé-et-Príncipe.
Kerene Bausa Mbo


