Le mouvement citoyen FILIMBI a exprimé de vives préoccupations sur la gestion du Fonds de réparation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO), à travers un communiqué rendu public le 11 avril 2026 à Kinshasa.
Dans ce document, l’organisation dit prendre acte des déclarations du ministre de la Justice, Guillaume Ngefa Atundoko Andali, faisant état de graves irrégularités dans la gestion de ce fonds destiné à indemniser les victimes.
Selon ces révélations, un montant de 1,6 million de dollars américains aurait été engagé pour la production d’un court-métrage de six minutes, dont près de 600 000 dollars déjà décaissés, dans des conditions jugées inacceptables. Pour FILIMBI, ces faits confirment des pratiques déjà dénoncées dans un rapport publié en juin 2025, évoquant notamment des soupçons de détournement et des contrats attribués sans transparence.
Face à cette situation, le mouvement appelle à l’ouverture d’une enquête judiciaire indépendante afin d’établir les responsabilités. Il exige également l’annulation des contrats conclus dans des conditions irrégulières et la restitution des fonds indûment perçus.
FILIMBI a, par ailleurs, formulé plusieurs recommandations à l’endroit des institutions. Il invite notamment l’Assemblée nationale à auditionner le ministre de la Justice, le gouvernement à envisager le gel des fonds en cas d’irrégularités avérées, et l’Inspection générale des finances à mener un audit approfondi.
Le mouvement insiste également sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle et de garantir une gestion transparente du FRIVAO, en publiant notamment les documents liés aux marchés publics.
Pour FILIMBI, la gestion de ce fonds ne peut souffrir d’aucune compromission, au regard de sa mission principale : réparer les préjudices subis par les victimes. Il appelle ainsi à des mesures urgentes afin de restaurer la confiance et préserver la crédibilité des institutions publiques.
CKN


