RDC : un nouveau docteur plaide pour une approche apaisée de la révision constitutionnelle

La révision constitutionnelle ne constitue ni un péché ni un crime, mais plutôt un mécanisme normal d’adaptation des normes fondamentales aux évolutions de la société. C’est ce qu’a affirmé samedi Fabrice Akaa, lors de la soutenance de sa thèse à l’Université des Sciences de l’information et de la Communication (Unisic).

Dans son intervention, le nouveau docteur en sciences de l’information et de la communication a souligné que la Constitution prévoit elle-même les modalités de sa révision. Toutefois, il a relevé que ce débat suscite régulièrement des tensions entre la majorité, l’opposition et la société civile. Selon lui, l’enjeu principal réside moins dans la révision en elle-même que dans la manière de la conduire sans compromettre les acquis démocratiques.

S’appuyant sur une analyse des périodes politiques de Joseph Kabila et de Félix-Antoine Tshisekedi, le chercheur a mis en évidence l’importance de la perception du public dans les débats sur la révision constitutionnelle. Il a notamment développé une « théorie des modes de prise de position », démontrant que les discours politiques négligent souvent la réception par l’opinion publique, pourtant déterminante.

Insistant sur le caractère scientifique et apolitique de son travail, Fabrice Akaa a appelé les décideurs à s’appuyer davantage sur les recherches académiques pour éclairer l’action publique. Sa thèse, intitulée « Communication politique et révision constitutionnelle en République démocratique du Congo », lui a valu l’obtention du grade de docteur avec une grande distinction.

Rewil Bolio

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