Un appel à l’intégration systématique du fact-checking dans le travail des journalistes et des universités a été lancé vendredi à Kinshasa, à l’occasion de la Journée internationale du fact-checking, célébrée chaque 2 avril. Cette initiative vise à renforcer la fiabilité de l’information dans un contexte marqué par la prolifération des contenus numériques.
Selon Allegra Bossay, membre du Collectif des fact-checkers de la RDC, la vérification des faits doit devenir une pratique quotidienne et non une simple étape postérieure à la publication. Il a insisté sur le fait que chaque donnée, image ou déclaration doit être rigoureusement examinée avant diffusion, afin de préserver la crédibilité du journalisme et renforcer la confiance du public.
Dans un environnement où les informations circulent massivement via les réseaux sociaux et les médias en ligne, le fact-checking s’impose comme un outil essentiel de lutte contre la désinformation. Toutefois, des défis persistent, notamment le manque d’accès à des outils adaptés à l’ère de l’intelligence artificielle et l’insuffisance de formation des acteurs concernés.
Face à ces enjeux, les professionnels du secteur appellent à un investissement accru dans les ressources techniques et les capacités humaines. La Journée internationale du fact-checking rappelle ainsi l’importance de promouvoir une information vérifiée, honnête et responsable pour protéger l’espace informationnel en République démocratique du Congo.
Rewil Bolio


