Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a exhorté les agents et cadres de son administration à intégrer et appliquer les valeurs fondamentales de patriotisme, d’intégrité, de méritocratie et d’obligation de résultat, lors d’une visite effectuée au secrétariat général des Mines à Kinshasa.
S’adressant au personnel, le ministre a insisté sur la nécessité d’un changement de mentalité pour améliorer le rendement au sein de ce secteur clé de l’économie nationale. « Faites ce qui est correct, surtout quand personne ne vous regarde », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de l’éthique professionnelle dans la gestion publique.
Cette visite s’inscrit dans une démarche d’écoute et d’évaluation des conditions de travail des agents. Le ministre a également rendu hommage au chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, saluant sa vision de faire du secteur minier un levier stratégique pour transformer l’économie congolaise, notamment à travers la valorisation locale des ressources naturelles et une meilleure redistribution des richesses.
Il a par ailleurs salué les efforts fournis par les agents et cadres, malgré les conditions difficiles dans lesquelles ils exercent leurs fonctions.
Profitant de cette occasion, Marie Louise Lukusa, présidente de la Cellule Genre de l’administration des Mines, a plaidé pour une meilleure prise en compte du leadership féminin. Elle a appelé à des réformes structurelles en faveur de l’égalité des chances et d’une représentation plus inclusive au sein de l’administration, particulièrement en ce mois dédié aux droits des femmes.
De son côté, Vanessa Nuhoza, vice-présidente de la délégation syndicale, a réaffirmé l’engagement des agents à accompagner les réformes du secteur. Elle a remis au ministre un cahier des charges contenant les revendications du personnel, sollicitant une audience pour un examen approfondi des préoccupations soulevées.
Des conditions de travail à améliorer
Intervenant également, Jacques Ramazani, secrétaire général aux Mines, a dressé un tableau préoccupant des conditions de travail au sein de l’administration. Il a évoqué des bureaux exigus, des services dispersés et des difficultés liées au manque de moyens de fonctionnement.
« Les agents travaillent dans des conditions difficiles, malgré les efforts qu’ils déploient pour générer une part importante des recettes publiques », a-t-il expliqué, plaidant pour la construction d’un nouveau bâtiment et l’amélioration des conditions matérielles et financières du personnel.
Il a également insisté sur les défis majeurs auxquels fait face le secteur, notamment la régulation de l’exploitation artisanale, la traçabilité des produits miniers et la lutte contre la fraude et la contrebande.
Enfin, M. Ramazani a mis en avant certaines avancées, telles que la maîtrise des effectifs et le renforcement des capacités des agents à travers des formations organisées à travers le pays, avec l’appui de partenaires internationaux comme le Programme des Nations Unies pour le développement, la Banque mondiale ou encore la Agence japonaise de coopération internationale.
À travers cette visite, le ministre entend impulser une nouvelle dynamique basée sur la gouvernance éthique et la performance, dans un secteur stratégique appelé à jouer un rôle central dans le développement économique de la République démocratique du Congo.
Avec ACP


