Face aux récentes interrogations soulevées par la presse locale concernant sa véritable vocation, le Centre Culturel et Artistique pour les Pays d’Afrique Centrale (CCAPAC) a tenu à clarifier sa position. Dans une mise au point signée par son service de communication, l’institution réaffirme son rôle de pôle majeur de création et de diffusion culturelle, loin de l’image d’un espace déconnecté des artistes.
Pour la direction du CCAPAC, la culture ne peut être réduite à la seule musique ou à la danse. L’institution défend une vision large incluant :
- Les arts visuels et le cinéma.
- La littérature et le patrimoine.
- Les savoirs traditionnels et la mémoire collective.
- La langue et les modes de vie.
Cette approche multidisciplinaire justifie, selon le centre, la diversité des activités accueillies dans ses murs, y compris les événements institutionnels qui participent au rayonnement citoyen de l’infrastructure.
Pour contrer les critiques sur son accessibilité, le CCAPAC met en avant un bilan d’activités dynamique depuis son inauguration:
- Plus de 120 événements organisés, allant des spectacles aux formations.
- Près de 80 000 visiteurs, avec une forte présence du public scolaire.
- Plus de 200 artistes et créateurs accompagnés dans le cadre de leurs projets.
L’un des moments forts de cette programmation a été la célébration du premier anniversaire du centre avec le programme « Maître de la Rumba », mettant en vedette la légende Sam Mangwana.
Le document révèle par ailleurs un défi majeur : le CCAPAC fonctionne sans financement direct de la dotation gouvernementale depuis son inauguration par le Chef de l’État. La survie et la tenue des activités reposent sur la participation des partenaires et la “résilience” de l’équipe en place.
Malgré ces contraintes financières et des standards de gestion internationaux exigeants, l’institution maintient son cap. Elle se dit prête à accueillir les « contributions constructives » de la communauté artistique, tout en invitant à un débat fondé sur une compréhension complète de sa mission stratégique.
La Rédaction


