Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Claude Ibalanky est revenu sur sa position critique à l’égard des élections générales de 2023 en République démocratique du Congo, réaffirmant avoir été parmi les premiers à dénoncer ce qu’il qualifie d’« élections de la honte ».

Dans un ton assumé, l’auteur du tweet reconnaît une confusion passée avant de rappeler qu’il avait très tôt alerté l’opinion publique sur les dérives du processus électoral. « J’ai été le tout premier à dénoncer ces élections de la honte », écrit-il, précisant être intervenu à ce sujet sur la chaîne B-One, archives à l’appui. À l’époque déjà, Claude Ibalanky prédisait un mandat aux résultats « mitigés », une analyse qu’il estime aujourd’hui confirmée par les faits.
Pour l’ancien collaborateur de Félix Tshisekedi, il n’est plus nécessaire de démontrer l’ampleur du désastre organisationnel qui a marqué les élections de 2023. Le chaos observé lors du scrutin — dysfonctionnements logistiques, irrégularités et contestations multiples — a profondément entamé la crédibilité du processus électoral, fragilisant par ricochet la légitimité des résultats proclamés.
Plus grave encore, selon lui, ce fiasco électoral s’est accompagné d’un glissement politique préoccupant : l’abandon du principe du « Peuple d’abord » au profit d’une gouvernance dominée par une « clique népotiste ». Une dérive qui, à ses yeux, achève de discréditer les institutions issues de ces élections, dont la légitimité ne serait désormais qu’une façade.
En conclusion, Claude Ibalanky lance un message sans équivoque : le peuple congolais mérite mieux qu’un processus électoral chaotique et des institutions affaiblies par le soupçon. Une prise de position qui relance, une fois de plus, le débat sur la crédibilité démocratique et la gouvernance post-électorale en RDC.
Rappelons que Claude Ibalanky a animé une conférence de presse le week-end dernier aux côtés de Corneille Nangaa et de plusieurs autres cadres de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) à Goma.
David BATAMANA


