La Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa, représentant le président Félix Tshisekedi, a plaidé vendredi à Paris pour que la Semaine africaine de l’UNESCO devienne un véritable levier d’actions concrètes en faveur du développement du continent africain.
Intervenant depuis la tribune de l’UNESCO à l’occasion de l’édition 2026 de cette rencontre internationale organisée durant quatre jours dans la capitale française, la cheffe du gouvernement congolais a insisté sur la nécessité de dépasser le simple cadre des échanges diplomatiques.
« Je formule le vœu que cette Semaine africaine ne reste pas simplement un cadre d’échanges, mais devienne un véritable point d’accélération pour des actions concrètes, durables et mesurables. Car les générations africaines qui arrivent n’attendent plus seulement des intentions. Elles attendent des résultats. Et nous avons le devoir collectif d’y répondre », a déclaré Judith Suminwa.
La Première ministre a également salué la confiance accordée à la RDC pour assurer la présidence de cette édition 2026 de la Semaine africaine de l’UNESCO.
Selon elle, cette responsabilité traduit la reconnaissance du rôle stratégique de la RDC sur le continent africain.
« Cette confiance faite à la République démocratique du Congo nous touche profondément. Car elle reconnaît non seulement la place de notre pays au cœur du continent africain, mais aussi notre vocation : celle d’un pays-solution, porteur d’avenir pour l’Afrique et pour le monde », a-t-elle affirmé.
L’eau et l’assainissement au cœur des enjeux africains
Au cours de son intervention, Judith Suminwa a particulièrement mis l’accent sur les défis liés à l’eau et à l’assainissement, qu’elle considère désormais comme des questions majeures de sécurité et de stabilité pour les États africains.
« L’eau et l’assainissement ne sont plus seulement des questions techniques. Ce sont désormais des questions de dignité humaine, de stabilité sociale, de santé publique, de sécurité alimentaire et même de paix », a soutenu la cheffe du gouvernement congolais.
La Semaine africaine de l’UNESCO 2026 réunit à Paris plusieurs dirigeants africains, experts, partenaires internationaux et représentants d’institutions autour des grands enjeux du continent, notamment l’éducation, la culture, la paix, l’environnement, l’accès à l’eau et le développement durable.
À travers son intervention, la Première ministre congolaise a appelé les États africains et leurs partenaires à privilégier des mécanismes de coopération capables de produire des résultats concrets et mesurables pour les populations africaines, dans un contexte marqué par les défis climatiques, sanitaires, sécuritaires et économiques auxquels le continent reste confronté.
La Rédaction


