Les autorités tanzaniennes ont annoncé un renforcement des mesures de surveillance sanitaire à l’égard des voyageurs en provenance de la République démocratique du Congo (RDC) et de l’Ouganda, dans un contexte marqué par l’alerte régionale liée à la résurgence du virus Ebola dans les deux pays voisins.
Dans un communiqué relayé par les services de santé et les autorités chargées des voyages internationaux, la Tanzanie exige désormais que tous les voyageurs arrivant de la RDC ou de l’Ouganda, ou ayant transité par ces pays, remplissent un formulaire de surveillance sanitaire avant leur départ via la plateforme officielle « afyamsafiri.moh.go.tz ». Les voyageurs qui ne l’auront pas rempli en ligne pourront également utiliser un formulaire papier distribué à bord ou à leur arrivée.
Les autorités sanitaires précisent qu’un contrôle systématique sera effectué à tous les points d’entrée du pays, notamment dans les aéroports, aux postes frontaliers terrestres et dans les ports. Ce dispositif comprend la prise de température corporelle ainsi qu’une évaluation sanitaire des voyageurs.
Toute personne présentant des signes suspects de la maladie à virus Ebola ou d’une autre maladie infectieuse sera immédiatement prise en charge conformément aux procédures nationales de contrôle sanitaire appliquées aux frontières.
La Tanzanie indique également que tous les voyageurs recevront des informations de sensibilisation sanitaire et seront invités à surveiller leur état de santé après leur arrivée. En cas d’apparition de symptômes compatibles avec Ebola, les autorités recommandent de se rendre dans l’établissement de santé le plus proche ou de contacter gratuitement le numéro d’urgence 199.
Dans le même cadre préventif, les autorités appellent les voyageurs et les opérateurs de transport à respecter strictement les mesures de prévention et de contrôle des infections, notamment le lavage régulier des mains, l’utilisation de désinfectants et la limitation des contacts physiques inutiles.
Le gouvernement tanzanien prévient également que tout moyen de transport suspecté d’avoir été exposé à un cas d’Ebola, qu’il s’agisse d’un passager, de marchandises ou de restes humains contaminés, fera l’objet d’une opération de décontamination au point d’entrée afin de limiter tout risque de propagation.
Ces nouvelles mesures interviennent alors que plusieurs pays de la région renforcent progressivement leur vigilance sanitaire face aux risques de propagation transfrontalière du virus Ebola en Afrique de l’Est et dans la région des Grands Lacs.
David Batamana


