Une épidémie de choléra a fait au moins 11 morts et provoqué 74 cas de contamination à la prison centrale de Mbanza-Ngungu, dans la province du Kongo-central, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté dimanche.
D’après les autorités, la situation est jugée « particulièrement préoccupante » au regard de la promiscuité au sein de cet établissement qui compte environ 800 détenus. « À ce jour, 11 détenus ont malheureusement succombé à la maladie », précise le document, qui fait état d’une propagation rapide de l’infection.
Face à cette urgence sanitaire, le gouvernement indique avoir enclenché une réponse coordonnée entre le ministère de la Justice et celui de la Santé publique. Dès la confirmation des premiers cas, des mesures ont été prises pour contenir l’épidémie et renforcer la prise en charge des malades.
Parmi ces actions, un centre de traitement du choléra a été installé directement dans l’enceinte de la prison. Les capacités d’accueil ont été renforcées, notamment avec la mise à disposition de lits supplémentaires pour les patients.
Les cas les plus graves sont transférés vers des structures hospitalières spécialisées, tandis que des équipes médicales ont été déployées sur place. Celles-ci assurent non seulement les soins, mais aussi des actions de prévention, incluant la vaccination conformément aux protocoles de santé publique.
En parallèle, des opérations d’assainissement et de désinfection ont été lancées. Les autorités indiquent également procéder à un contrôle renforcé de la qualité de l’eau potable et des conditions d’hygiène, afin de freiner la propagation de la maladie.
Des mesures exceptionnelles ont aussi été décidées, notamment la suspension temporaire des nouvelles admissions dans l’établissement pénitentiaire.
Le ministère de la Justice affirme que le gouvernement reste mobilisé pour protéger la santé des détenus et du personnel pénitentiaire, tout en renforçant les dispositifs de prévention et de riposte face à ce type de crise.
David Batamana


