RDC : ambitions énergétiques, réforme diplomatique et relance de Congo Airways au cœur du 83ᵉ Conseil des ministres

Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement congolais a réaffirmé plusieurs priorités stratégiques touchant à l’énergie, à la diplomatie et à la gestion des entreprises publiques.

Au centre des décisions figure la volonté de faire de la République démocratique du Congo le « poumon énergétique de l’Afrique ». Le projet hydroélectrique Grand Inga, doté d’un potentiel estimé à 42 000 mégawatts, a été remis au cœur des priorités gouvernementales. L’ambition affichée est de transformer ce mégaprojet en un levier concret d’industrialisation, de transition écologique et d’amélioration des conditions de vie des populations, loin des promesses non concrétisées du passé. La mission stratégique de sa mise en œuvre est confiée à l’Agence dédiée au développement du projet.

Sur le plan diplomatique, le chef de l’État a ordonné un audit complet du réseau diplomatique congolais à l’étranger. Plusieurs membres du gouvernement ont été mandatés pour évaluer le coût global de fonctionnement des missions diplomatiques, en prenant en compte les rémunérations, loyers, frais de fonctionnement et engagements envers les fournisseurs. Sur cette base, ils devront proposer un mécanisme structuré et sécurisé de financement, incluant notamment une possible syndication avec des banques commerciales.

Par ailleurs, les autorités congolaises entendent renforcer la lutte contre la migration clandestine. À cet effet, une campagne de sensibilisation sera menée, notamment via les services compétents, afin d’alerter les citoyens sur les risques liés aux voyages irréguliers vers l’étranger.

Dans le secteur du transport aérien, la situation de Congo Airways reste préoccupante. Malgré un plan d’urgence engagé depuis 2023, la compagnie nationale continue de faire face à de graves défaillances sur les plans administratif, financier et opérationnel, exposant l’État à des risques juridiques, financiers et réputationnels.

Face à ce constat, le gouvernement a été instruit d’élaborer un nouveau plan de relance plus réaliste et mieux encadré financièrement. Ce plan devra intégrer des mécanismes renforcés de contrôle interne, de conformité réglementaire, d’audit, ainsi qu’une meilleure gestion des ressources humaines et un suivi régulier à destination de l’actionnaire public.

Ces orientations traduisent la volonté des autorités de renforcer l’efficacité de l’action publique et de consolider les grands projets structurants pour le développement du pays.

La Rédaction

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