Le débat autour de la révision de la Constitution suscite de plus en plus d’interrogations sur le plan politique et juridique. Selon Jordy Momba, juriste en formation, cette question relève d’un processus normal dans toute démocratie, à condition que les règles établies soient respectées et que la souveraineté du peuple demeure au cœur du mécanisme.
En effet, en droit constitutionnel, souligne Jordy Momba, la révision d’un texte fondamental n’est ni une anomalie ni un crime politique. Toute Constitution est appelée à évoluer afin de s’adapter aux mutations sociales, politiques et économiques d’un pays. Toutefois, cette évolution doit impérativement suivre les procédures prévues, notamment en matière d’approbation et de consultation populaire, afin de garantir la légitimité du processus.
Au-delà de l’aspect juridique, insiste Jordy Momba, c’est surtout le contexte dans lequel une telle réforme serait envisagée qui alimente les débats. L’organisation d’un éventuel référendum dans un pays confronté à des zones d’insécurité soulève des préoccupations majeures, notamment en ce qui concerne le principe d’égalité de participation des citoyens.
Dans un tel contexte, estime Jordy Momba, la capacité de l’État à assurer la sécurité, à garantir l’intégrité territoriale et à permettre à tous les citoyens d’exercer pleinement leurs droits civiques devient un enjeu central. Sans ces garanties, la crédibilité du processus démocratique pourrait être remise en question.
Ainsi, au-delà des intentions politiques, conclut-il, la responsabilité des institutions se mesure à leur aptitude à créer les conditions d’une participation équitable, transparente et inclusive de l’ensemble de la population. Un défi majeur pour tout régime démocratique soucieux de consolider l’État de droit et la confiance des citoyens dans les institutions.
Rewil Bolio


