La dynamique de relance du secteur culturel en République démocratique du Congo semble franchir un nouveau cap. À Kinshasa, une collaboration se dessine entre deux institutions clés : le Fonds de Promotion Culturelle (FPC) et le Centre culturel congolais Le Zoo.
À l’initiative de cette démarche, la directrice générale du FPC, Barbara Kanam Mutund, qui a rencontré son homologue, Paul Ngoie Kabongo. Objectif : jeter les bases d’un partenariat capable de structurer durablement l’écosystème artistique national.
Au-delà d’une simple visite de courtoisie, cette rencontre traduit une volonté affirmée de coordination entre institutions publiques culturelles, dans un contexte où le secteur cherche à se réorganiser et à gagner en efficacité. Le FPC, en tant qu’outil de financement, et le Centre culturel Le Zoo, en tant qu’espace d’expression et de diffusion, apparaissent comme deux maillons complémentaires d’une même chaîne.
Créé par ordonnance-loi du 3 avril 1987 sous le nom de « Fonds Mobutu Sese Seko », le FPC est un établissement public doté d’une autonomie de gestion. Sa mission principale consiste à soutenir l’émergence des industries culturelles et artistiques, notamment dans le domaine du livre, en favorisant une meilleure diffusion et valorisation des œuvres.
En face, le Centre culturel congolais Le Zoo, fondé en 1955, revient progressivement sur le devant de la scène après plusieurs années de mise en veille, faute de moyens et de réhabilitation. Longtemps utilisé comme cadre d’activités ponctuelles théâtre, projections, festivals ou concerts, le site ambitionne aujourd’hui de redevenir un véritable pôle culturel structurant. Depuis sa prise de fonction le 14 octobre 2025, Paul Ngoie Kabongo s’emploie à impulser cette nouvelle orientation.
Saluant cette dynamique, Barbara Kanam a insisté sur la nécessité de créer des synergies concrètes entre institutions afin de mieux accompagner les artistes. « C’est une très belle avancée qui montre notre volonté de redynamiser le secteur culturel », a-t-elle déclaré, évoquant également des perspectives de projets communs.
À travers ce rapprochement, les deux structures entendent répondre à un même enjeu : offrir aux créateurs congolais un environnement plus stable, mieux financé et davantage structuré. Une approche qui pourrait, à terme, contribuer à faire de la culture un véritable levier de développement économique et de rayonnement pour la RDC.
Rewil Bolio


