Les accusations formulées par le Rwanda contre l’acteur politique congolais Constant Mutamba suscitent une vive indignation en République démocratique du Congo, où elles sont largement perçues comme une tentative de manipulation politique.
Lors de la 32ᵉ commémoration du génocide rwandais, Kigali a justifié la condamnation de Constant Mutamba en l’accusant d’avoir appelé à la violence contre les Tutsi vivant en RDC. Une accusation grave, mais qui, pour de nombreux Congolais, manque de fondement et intervient dans un contexte particulièrement suspect.
En effet, cette sortie survient au lendemain d’une mobilisation croissante du peuple congolais en faveur de la libération de Constant Mutamba. Sur les réseaux sociaux comme dans l’espace public, les appels se multiplient, traduisant un soutien populaire massif à celui que beaucoup considèrent comme un défenseur des intérêts nationaux.
Pour l’opinion congolaise, la coïncidence entre ces accusations et la montée de cette mobilisation ne relève pas du hasard. Elle est interprétée comme une tentative délibérée de discréditer une figure politique influente et de peser sur les décisions des autorités de Kinshasa.
Dans ce contexte, la pression populaire s’intensifie autour du président Félix Tshisekedi. De nombreux citoyens l’appellent à répondre à cette attente nationale : « Fatshi béton, libérez Mutamba. Répondez à l’appel du peuple qui vous demande de libérer son fils ».
Pour ses soutiens, l’affaire Mutamba dépasse désormais le cadre judiciaire. Elle est devenue un symbole de la souveraineté nationale et de la résistance face aux influences extérieures. La libération de Constant Mutamba est ainsi perçue comme une exigence populaire et un acte fort en faveur de la justice et de la dignité nationale.
David Batamana


