À l’occasion de la Journée internationale des forêts, célébrée ce 21 mars, Ir Japhet Yola Mokili Sebe, chercheur en biodiversité et développement socio-économique, met en lumière le rôle stratégique des ressources forestières dans le développement de la République démocratique du Congo.
Selon Ir Japhet Yola Mokili Sebe, les forêts congolaises ne constituent pas seulement un patrimoine écologique mondial, mais également un levier essentiel pour le développement économique et social du pays. Dans un contexte marqué par l’élaboration en cours de la politique forestière nationale, il estime qu’une opportunité historique s’offre pour repenser en profondeur la gouvernance du secteur.
Malgré l’immensité et la richesse des écosystèmes forestiers, souligne-t-il, leur contribution à l’économie nationale reste largement en deçà de leur potentiel réel. Cette situation s’explique notamment par la faible transformation locale des ressources, la persistance de l’exploitation informelle, ainsi que des défis liés à la gouvernance et à l’application des lois.
Ir Japhet Yola Mokili Sebe plaide ainsi pour l’adoption d’une politique forestière inclusive, transparente et orientée vers le développement durable. Celle-ci devrait, selon lui, reconnaître et renforcer le rôle des communautés locales et des peuples autochtones, véritables gardiens des forêts.
Il insiste également sur la nécessité de promouvoir la transformation locale du bois, d’encourager des investissements responsables et d’intégrer pleinement les enjeux climatiques, notamment dans la lutte contre la déforestation et le changement climatique.
Pour le chercheur, l’implication de toutes les parties prenantes État, secteur privé, chercheurs et société civile demeure essentielle pour garantir l’efficacité de cette politique. Une approche participative permettrait ainsi de faire des forêts un moteur de croissance, contribuant à la réduction de la pauvreté, à la création d’emplois verts et au renforcement de la souveraineté économique du pays.
En cette journée symbolique, conclut Ir Japhet Yola Mokili Sebe, l’engagement doit être clair : faire des forêts congolaises un pilier de prospérité durable au bénéfice des générations présentes et futures.
David Batamana


