Dans une lettre officielle datée du 18 mars 2026, Modeste Bahati Lukwebo a annoncé sa démission de ses fonctions de deuxième vice-président du Sénat de la République démocratique du Congo, évoquant un contexte politique tendu au sein de la Chambre haute.
Dans ce document adressé au président du Sénat, il explique : « Je prends la liberté de déposer la démission de mon poste […] à la suite du climat politique qui règne en ce moment au sein de la Chambre haute ». Une décision qu’il présente comme un acte de responsabilité, tout en réaffirmant sa loyauté envers le chef de l’État, Félix Tshisekedi, qu’il qualifie de « Haute Autorité de référence de l’Union sacrée de la Nation ».
L’ancien deuxième vice-président insiste également sur les motivations de son départ, rejetant toute remise en cause de ses capacités : « Ma démission est motivée par la recherche de la sérénité […] et non par l’aveu d’une quelconque incompétence », affirme-t-il, ajoutant s’être « toujours acquitté de [ses] charges professionnelles correctement et en temps réel ».
Enfin, Modeste Bahati Lukwebo estime que son retrait permettra d’ouvrir la voie à d’autres responsables : « Ceci ouvrira la voie à ceux de mes collègues […] qui veulent poursuivre le travail que j’ai commencé depuis mai 2024 ». Une démission qui intervient dans un contexte politique sensible et qui pourrait entraîner des recompositions au sein du bureau du Sénat dans les prochains jours.
E. Lunzaya et Rewil Bolio


