Les autorités de la République démocratique du Congo intensifient leur action contre les dérives observées sur les réseaux sociaux. Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Christian Bosembe, a annoncé l’ouverture d’une collaboration étroite avec le Procureur général près la Cour de cassation afin de renforcer l’application de la loi dans l’espace numérique.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la multiplication de contenus jugés préoccupants sur les plateformes digitales. Les autorités pointent notamment la recrudescence d’insultes publiques, de discours de haine ainsi que de publications considérées comme contraires aux bonnes mœurs.
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À travers ce partenariat, le CSAC et le parquet général entendent renforcer les mécanismes d’identification des auteurs de ces infractions et accélérer les poursuites judiciaires à l’encontre des responsables.
Pour le régulateur des médias, l’objectif est clair : rappeler que l’utilisation des réseaux sociaux doit s’inscrire dans le strict respect des lois de la République. Les autorités soulignent que l’espace numérique ne saurait être considéré comme un territoire échappant au contrôle de la justice.
« Les réseaux sociaux ne sont pas un Far West », a déclaré Christian Bosembe, appelant les internautes à faire preuve de responsabilité dans leurs publications.
Cette démarche s’inscrit dans la volonté des institutions congolaises de rétablir un cadre éthique et légal dans l’usage des plateformes numériques, tout en luttant contre les abus susceptibles de menacer la cohésion sociale.
E. Lunzaya


