La ville de Goma a été frappée dans la nuit du mercredi 11 mars, aux environs de 3 heures du matin, par des attaques de drones qui ont visé un quartier résidentiel aisé, situé loin des lignes de front. Selon l’AFC/M23, ces frappes ont fait au moins trois morts, plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels parmi des habitants surpris dans leur sommeil.
Parmi les victimes figure Karine Buisset, humanitaire de l’UNICEF et ressortissante française, tuée lors de ces bombardements. Sa disparition a suscité une vive émotion au sein de la communauté humanitaire et au niveau international.
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Plusieurs personnalités congolaises ont vivement réagi à ces événements. Néhémie Mwilanya a dénoncé des bombardements visant une « ville ouverte et peuplée », estimant que frapper des zones civiles ne peut être considéré comme un objectif militaire et pourrait constituer un crime de guerre. Il a également présenté ses condoléances au peuple français et appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités face à la gravité de la situation.
De son côté, Félix Kabange Numbi, a condamné fermement les attaques, appelant à un engagement réel de la communauté internationale pour favoriser une solution politique durable à la crise dans l’est de la République démocratique du Congo. Seth Kikuni a, pour sa part, dénoncé une escalade militaire qu’il juge dangereuse pour les populations civiles, affirmant que ces frappes auraient visé l’ancien président Joseph Kabila. Il a également exprimé ses condoléances aux familles des victimes tout en appelant à privilégier le dialogue pour mettre fin au conflit qui continue de meurtrir l’Est du pays.
Rewil Bolio


