Le parti d’opposition Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo (NOGEC) a annoncé, dans un communiqué publié le 27 mai 2026 à Kinshasa, le boycott par ses députés nationaux de la séance plénière consacrée à l’examen de la proposition de loi sur le référendum à l’Assemblée nationale.
Dans cette déclaration signée par son porte-parole Jean Claude Ngazwa Ayemo, le NOGEC justifie cette décision par plusieurs préoccupations d’ordre sécuritaire et politique. Le parti évoque notamment la persistance de la guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo, ainsi que l’occupation d’une partie du territoire national par les rebelles de l’AFC/M23, accusés d’être soutenus par le Rwanda.
Le communiqué dénonce également un climat de tensions politiques marqué, selon le parti, par « l’instrumentalisation de la justice », des arrestations arbitraires et l’exil forcé de plusieurs opposants. Le NOGEC cite aussi la condamnation de l’opposant Constant Mutamba, qu’il considère comme injuste en raison de ses positions patriotiques.
Par ailleurs, cette formation politique estime qu’il n’existe actuellement ni consensus national, ni clarté, ni transparence autour de la question du référendum. Le parti craint que cette initiative n’accentue les divisions politiques et ne fragilise davantage l’unité nationale dans un contexte déjà jugé préoccupant.
Tout en appelant la population congolaise à rester vigilante et mobilisée autour des idéaux républicains, le NOGEC n’exclut pas de rejoindre d’autres forces politiques et sociales partageant les mêmes aspirations afin de constituer un front patriotique pour la défense des intérêts supérieurs de la Nation.
David Batamana


