Le gouvernement congolais explore de nouvelles pistes pour répondre au déficit énergétique qui freine le développement du secteur minier en République démocratique du Congo. Une technologie innovante portée par la société congolaise ONYO-BT a été présentée mardi à Kinshasa au ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, lors d’une audience officielle.
Selon un communiqué du ministère des Mines consulté par notre rédaction, la délégation de l’entreprise était conduite par son Président-directeur général, Bryan Tshibanda. Les échanges ont porté sur une solution énergétique autonome destinée à accompagner le développement des projets miniers en RDC, dans un contexte marqué par un important déficit en approvisionnement électrique.
D’après le document, la technologie développée par ONYO-BT repose sur la transformation des ressources minérales afin de produire une énergie qualifiée de verte et sans impact environnemental négatif. Le système fonctionnerait de manière totalement autonome, sans dépendance aux réseaux classiques de distribution électrique.
Le ministère des Mines estime que cette innovation pourrait constituer une réponse aux difficultés énergétiques auxquelles font face plusieurs zones minières du pays, notamment celles situées dans des régions enclavées dépourvues d’infrastructures adaptées.
Au cours de la rencontre, le ministre Louis Watum Kabamba s’est montré favorable aux initiatives locales capables de contribuer à la modernisation du secteur extractif congolais. Il a également exprimé sa volonté d’examiner les possibilités de collaboration entre le ministère, ONYO-BT et les entreprises minières, notamment à travers la Chambre des Mines.
Cette démarche s’inscrit dans la vision du président Félix Tshisekedi visant à renforcer les capacités énergétiques du pays afin de soutenir l’industrialisation et l’exploitation des ressources naturelles, sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
De son côté, Rigain Ngoto, assistant technique du PDG d’ONYO-BT, a annoncé le développement prochain d’une centrale électrique autonome dans la province du Kasaï Oriental. Selon lui, cette infrastructure affichera une capacité de 610 mégawatts et pourrait être opérationnelle en seulement 45 jours.
Il a également insisté sur la rapidité d’installation et le caractère décentralisé de cette technologie, qui permettrait d’alimenter des sites miniers isolés sans nécessiter de lourdes infrastructures électriques.
La future collaboration entre le ministère des Mines et ONYO-BT devrait notamment concerner l’alimentation énergétique du projet de cuivre de Kabeya Kamwanga, dans le Kasaï Oriental, ainsi que certains projets liés à l’exploitation du fer dans la Grande Orientale.
David Batamana


