Le débat autour d’un éventuel changement de la Constitution continue d’alimenter les tensions politiques en République démocratique du Congo. L’opposant Jean-Marc Kabund-a-Kabund a accusé samedi le président Félix Tshisekedi de violer la Constitution à travers ses prises de position publiques en faveur d’une réforme constitutionnelle.
Invité d’un Space X animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale a estimé que les déclarations du chef de l’État qualifiant la Constitution de « chiffon » ou de texte « issu des belligérants » constituent une remise en cause de l’ordre constitutionnel.
Selon Jean-Marc Kabund, le président de la République, en sa qualité de garant de la Constitution, ne peut publiquement tenir de tels propos sans engager sa responsabilité politique et juridique.
« Tout le monde pouvait dire ça, sauf lui », a-t-il déclaré, considérant que le chef de l’État est tenu par le serment de respecter et de défendre la Constitution.
L’opposant affirme que Félix Tshisekedi serait aujourd’hui « en rébellion contre la Constitution » et évoque une infraction de « haute trahison », qu’il qualifie d’imprescriptible.
Jean-Marc Kabund a également annoncé son intention de détailler prochainement d’autres actes qu’il considère comme des violations répétées de la Constitution par le pouvoir en place.
Au cours du même échange, l’ancien cadre de l’UDPS a aussi évoqué un accord politique entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi : « Je confirme que l’accord existe, mais pour le contenu, il faut demander aux deux, ils sont vivants », a-t-il affirmé, sans apporter davantage de précisions.
Rewil Bolio


