Le président et porte-parole du Front des Démocrates Africains (FDA), Albert Mukulubundu Muke, également cofondateur de la plateforme « Sauvons la RDC », a vivement réagi aux sanctions américaines récemment infligées à Joseph Kabila.
Dans une déclaration au ton offensif, l’opposant met en cause le rôle du président Félix Tshisekedi, qu’il accuse d’être à l’origine d’une série d’actions visant à affaiblir son prédécesseur.
Selon lui, Joseph Kabila aurait été condamné par la justice militaire et ses biens confisqués, sans pour autant céder face aux pressions. « Il résiste et demeure debout », affirme-t-il.
Albert Mukulubundu va plus loin, évoquant une tentative d’assassinat présumée contre l’ancien chef de l’État, impliquant, selon ses propos, des mercenaires américains et l’usage de drones à Goma.
Des accusations graves qui, à ce stade, ne sont étayées par aucune source indépendante.
Sur le plan diplomatique, le leader du FDA dénonce ce qu’il considère comme une contradiction dans la position des États-Unis.
Il souligne que États-Unis jouent un rôle de facilitateurs dans les discussions de Doha entre Kinshasa et la rébellion de l’AFC/M23, tout en sanctionnant Joseph Kabila pour un soutien présumé à ce même mouvement. « Où est la cohérence ? », s’interroge-t-il.
Dans la même veine, il accuse le chef de l’État congolais de chercher à influencer certaines sphères de l’administration de Donald Trump afin d’écarter un adversaire politique qu’il jugerait redoutable.
Mukulubundu estime toutefois que ces manœuvres seraient vouées à l’échec à moyen terme.
Le responsable politique inscrit également son discours dans une rhétorique souverainiste, dénonçant ce qu’il qualifie de tentatives de « balkanisation » de la RDC.
Il oppose, dans ce cadre, les figures de Tshisekedi et Kabila, posant la question de leur responsabilité respective dans la gestion des intérêts nationaux face aux influences étrangères, notamment autour des enjeux miniers et migratoires.
Se réclamant de l’héritage de Patrice Lumumba, Albert Mukulubundu appelle à la mobilisation contre ce qu’il décrit comme un « régime au service des multinationales », concluant son intervention par un mot d’ordre militant : « Seule la lutte libère ».


