La ville de Kinshasa accueille, du 27 au 29 avril 2026, les États généraux du secteur des Postes et Télécommunications, organisés autour du thème : « Postes et télécommunications, vecteurs de croissance économique et de développement ». Ces assises réunissent experts, autorités publiques et acteurs du numérique afin de réfléchir à une feuille de route stratégique nationale à court, moyen et long terme.
Les travaux portent notamment sur la connectivité des 145 territoires de la République démocratique du Congo, la réduction de la fracture numérique ainsi que le renforcement du cadre légal et réglementaire du secteur. L’objectif affiché est d’accélérer la transformation numérique du pays et de moderniser les infrastructures de communication.
Présidant l’ouverture du forum, le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a souligné que le numérique, les télécommunications et la modernisation postale constituent désormais des leviers stratégiques du développement national. Il a rappelé l’ambition du gouvernement de faire de la RDC une nation digitale à l’horizon 2030.
Le Président de la République a également insisté sur l’importance de la connectivité territoriale dans un pays aux dimensions continentales. Selon lui, relier les provinces, désenclaver les zones rurales et rapprocher les citoyens des services essentiels représente un enjeu majeur de cohésion nationale et d’intégration économique.
Ces États généraux interviennent dans un contexte marqué par plusieurs défis liés à la régulation du secteur. Deux mois plus tôt, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka avait instruit une prise en charge technique du dossier relatif à l’utilisation présumée illégale des fréquences congolaises par MTN Rwanda. Cette réunion avait associé le ministre des Postes, Télécommunications et Numérique, José Mpanda Kabangu, l’Autorité de régulation des Postes et Télécommunications du Congo ainsi que les principaux opérateurs télécoms actifs en RDC.
Ephraïm Muyaya


