La République démocratique du Congo s’engage dans une nouvelle phase de réforme de son secteur extractif avec l’annonce de la mise en place d’une garde minière nationale. Selon un communiqué de l’Inspection générale des mines (IGM), ce corps spécialisé sera déployé dans 22 provinces et bénéficiera d’un financement estimé à 100 millions de dollars, dans le cadre de partenariats stratégiques avec les États-Unis et les Émirats arabes unis.
Composée à terme d’environ 20 000 agents, cette unité aura pour mission principale d’assurer la sécurisation des sites miniers et le convoyage des minerais depuis les zones d’extraction jusqu’aux centres de traitement et aux postes frontaliers. À travers ce dispositif, les autorités entendent mieux encadrer la chaîne d’approvisionnement, souvent fragilisée par l’insécurité, la fraude et les circuits informels.
Pour l’inspecteur général des mines, Rafael Kabengele, cette initiative s’inscrit dans une volonté politique affirmée de moderniser et d’assainir le secteur. Porté par la vision du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le projet vise à renforcer la gouvernance, la transparence et la traçabilité des ressources minières, au cœur de l’économie nationale.
La création de cette garde minière s’inscrit également dans la continuité des partenariats internationaux récents conclus par République démocratique du Congo, notamment avec Washington autour des minerais critiques et avec Doha sur la filière aurifère. Une dynamique qui traduit la volonté des autorités de sécuriser davantage les richesses du pays tout en maximisant leur valorisation sur les marchés internationaux.
Valodi Anyengbi (Stagiaire)


