Procès Frivao (1/3) : qu’est-ce que nous connaissons sur l’ICCN ?

Dans le tumulte des prétoires et l’agitation des esprits qui entourent actuellement l’affaire du FRIVAO, une voix sereine s’élève au-dessus de la mêlée : celle de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN). Gardien séculaire de notre patrimoine environnemental, l’Institut se retrouve, par le jeu des réparations historiques, lié à ce fonds. Non pas par les chaînes de la culpabilité, mais par le fil de la reconstruction.

Il convient de rappeler, pour dissiper les brumes de la rumeur, que l’institution fut la bénéficiaire légitime d’une dotation de quatre millions de dollars américains. Cette somme n’est point un trésor opaque, mais la semence d’une renaissance. Elle constitue l’élan vital destiné à relever, des cendres laissées par les affres de la guerre, ses infrastructures meurtries. À Kisangani, cité chargée d’histoire, les travaux ont d’ores et déjà pris corps. Ils s’épanouissent sous l’égide d’une rigueur absolue, divisés en quatre lots minutieusement confiés à des entreprises expertes, choisies dans le respect sacré des règles de l’art et des procédures.

Mais qu’en est-il du procès qui défraie la chronique ? Les greffes et les plaidoiries ne sauraient ternir le blason de l’institution. Dans ce grand théâtre de la justice où se dénoue le dossier FRIVAO, l’ICCN avance le front haut, lavé de tout soupçon. Nulle charge ne pèse sur ses épaules, nulle mise en cause ne vient entraver sa marche. C’est vêtu de la robe de la probité, en sa simple qualité de témoin et de renseignant, que l’Institut franchit les portes du tribunal ce vendredi. Son unique dessein : prêter sa voix à la manifestation de la vérité et éclairer, en toute bonne foi, la lanterne des magistrats.

À l’heure où les murmures tentent parfois de se substituer aux faits, où la manipulation guette dans l’ombre des audiences pour semer le trouble, l’ICCN lance un appel à la clairvoyance. Fidèle à sa vocation, l’Institut réaffirme, avec la force de l’évidence, son serment d’intégrité et son engagement indéfectible pour une gestion transparente et vertueuse des deniers publics.

David Batamana

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