Quarante-deux membres de partis politiques en République démocratique du Congo demeurent en détention à la date du 30 janvier, après avoir été arrêtés par différents services de sécurité, selon des informations du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH).
D’après cette source, ces arrestations ont été effectuées par des services de renseignements, le Conseil national de cyberdéfense (CNC), la justice militaire, ainsi que par des individus non identifiés. Les personnes concernées seraient détenues notamment à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa, ainsi que dans plusieurs lieux de détention non officiels attribués au CNC.
Selon le BCNUDH, la majorité des détenus sont membres de partis politiques de l’opposition. Parmi eux figurent principalement des cadres et militants du parti « Ensemble pour la République », qui compte 20 personnes concernées, ainsi que du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), avec quatre membres recensés.
Toujours selon la même source, ces responsables politiques sont, pour la plupart, accusés de liens présumés avec le mouvement AFC/M23, actif dans l’Est du pays. Cette situation intervient dans un contexte sécuritaire et politique tendu en RDC, marqué par la persistance des conflits armés et des accusations de collusion entre certains acteurs politiques et des groupes rebelles.
Rewil Bolio


