À l’occasion de la clôture du mois dédié aux droits des femmes, le 31 mars 2026, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a remis au cœur du débat la place des femmes dans un secteur clé de l’économie congolaise : les marchés publics. Intervenant lors d’une cérémonie organisée par l’Autorité de Régulation des Marchés Publics, la cheffe du gouvernement a plaidé pour une transformation structurelle favorisant un accès plus équitable à la commande publique.
Au-delà des discours symboliques, l’enjeu est concret : lever les obstacles qui freinent encore la participation des petites et moyennes entreprises dirigées par des femmes. La Première ministre a ainsi insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes d’inclusion, tout en valorisant l’expertise féminine dans les processus de régulation, souvent perçus comme techniques et dominés par les hommes.

Dans un contexte où la transparence et la bonne gouvernance restent des priorités, Judith Suminwa Tuluka a également mis en avant les valeurs de probité et de rigueur portées par de nombreuses professionnelles du secteur. Elle a appelé à faire des femmes des actrices de premier plan dans les réformes en cours, afin de garantir une gestion plus équitable et efficace des ressources publiques.
Ce positionnement traduit une volonté politique plus large : faire des marchés publics un véritable levier d’autonomisation économique pour les femmes. Une ambition qui, si elle se concrétise, pourrait contribuer à redéfinir durablement les dynamiques de développement en République démocratique du Congo.
Valodi ANYENGBI (Stagiaire)


